À Toulouse, une avancée dans la lutte contre les maladies intestinales – LaDepeche.fr

On connaît surtout la bactérie Escherichia coli (ou E. coli), naturellement présente dans nos tubes digestifs, pour les graves intoxications alimentaires qu’elle peut causer. Mais, on le sait moins, une souche particulière d’E.Coli, baptisée Nissle 1917, est aussi utilisée comme probiotique. « En Allemagne, cette souche est très utilisée contre la diarrhée, certaines maladies inflammatoires de l’intestin ou la maladie de Crohn. D’ailleurs certains malades français se la procurent sur internet », précise Clémence Massip, docteure en pharmacie, qui travaille sur Nissle 1917 au sein d’une équipe toulousaine de l’IRSD, l’Institut de recherche en santé digestive (1). 
« En 2006, notre équipe a démontré que Nissle 1917 produisait aussi une toxine qui pouvait être associée au développement du cancer colorectal », souligne Éric Oswald, directeur adjoint de l’IRSD. «Nous avons donc cherché à isoler son activité pathogène de son activité probiotique ». Et l’équipe a récemment découvert comment conserver les propriétés bénéfiques de Nissle 1917 tout en supprimant son activité toxique.
« Nous avons identifié une protéine qui agit à la fois sur l’activité probiotique et l’activité pathogène. En la modifiant, nous avons pu arrêter la production de toxine », détaille Jean-Philippe Nougayrède, chercheur à l’IRSD.
Cette découverte, publiée en septembre, ouvre la voie à la mise au point de nouveaux médicaments plus sûrs d’utilisation pour lutter contre certains troubles digestifs.

(1) L’IRSD, Institut de recherche en santé digestive, mobilise l’Inserm, l’Inra, l’École nationale vétérinaire de Toulouse et l’Université Paul-Sabatier au CHU de Purpan.

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